Lifestyle

SOJA : rétablissons la vérité

3 avril 2017

Je ne prétends pas détenir la vérité absolue au sujet de la consommation de soja. Mais si, au lieu de se fier à telle ou telle personne « qui nous a dit que », on se fiait aux études scientifiques et sérieuses qui ont traités le sujet ?

Le soja est l’un des sujets les plus étudiés ces derniers temps, car sa consommation serait responsable de brouiller nos hormones. Depuis presque dix mille ans il fait partie intégrante de l’alimentation asiatique, puisque le soja est leur base alimentaire. À ce jour, aucune étude scientifique n’a prouvé la moindre toxicité de la consommation de soja sur l’homme. Nous avons donc assez de recul et d’éléments en la matière pour juger de son innocuité. Mais pour certains, cela ne veut rien dire… On peut fumer toute une vie sans jamais avoir de cancer. Certains détracteurs du soja consomment de la viande issue d’animaux qui ont été nourris avec du tourteau de soja, exclusivement OGM puisque d’importation. Cherchez l’erreur…

 

Une étude de 2008 a prouvé qu’une forte consommation quotidienne de soja ne produisait aucun effet indésirable sur l’homme. (Pour l’équivalent de 2,5kg de soja quotidien consommé). En réalité, les supposés dangers  du soja ont été inventés et développés par les lobbies de la viande (encore eux !). Ils ont réussi à semer une réelle inquiétude chez les personnes consommant du soja, et plus particulièrement chez les végétaRiens et végétaliens.

 

Et les phyto-oestrogènes présents dans le soja alors ? 

Premièrement, les photo-oestrogènes ne sont en aucun cas des hormones. Il appartiennent, pour être exacte, à la famille des « polyphénols » présents dans le thé, les agrumes ou encore les tannins du raisin. Aucun végétal ne contient d’ « hormone oestrogénique ». Il est quand même important de noter que de nombreux végétaux contiennent des phytoestrogènes en quantité : le fenouil, le lin, la luzerne, le trèfle rouge et la réglisse mais aussi la sauge et bien d’autres.

 

En 1997, le journal médical britannique « Lancet » a publié deux études en rapport avec ce sujet, l’une sur les phytoestrogènes et le cancer du sein, l’autre sur l’exposition aux phytoestrogènes des bébés nourris avec une formule infantile à base de soja. Aucune de ces deux études n’aborde le cycle menstruel des femmes. Le soja ne joue donc aucun rôle sur nos hormones féminines, soyez tranquille mesdames. Le premier lien établit qu’une réduction du risque du cancer du sein est constatée chez les femmes ayant un apport élevé de phytoestrogènes. De plus, une étude américaine conduite par Klein KO en 1998 a démontré que la littérature scientifique ne fournit aucune preuve d’effets hormonaux chez l’être humain, qui soient induits par la consommation de formules à base de soja. La croissance des enfants est tout à fait normale. Aucune modification de l’âge de la puberté ni de problème de fécondité n’ont été rapportés chez les adultes ayant consommé enfants des formules à base de soja. En conséquence, les préparations pour nourrissons à base de soja restent sans danger pour la plupart des nourrissons.

 

Bon, et le cancer ?

La première étude ci-dessus démontre qu’il existe bel et bien une réduction des cancers chez les individus consommant des phytoestrogènes, donc du soja. À ce jour, il existe, deux mille publications dont aucune ne montre que le soja et les produits dérivés soient susceptibles de stimuler le développement du cancer. En revanche, bon nombre d’études démontrent les effets positifs des photo-oestrogènes sur l’organisme humain, selon le Centre de recherches contre le cancer Fred Hutchinson:

  • réduction de 29% des risques de décès allant de 30 à 60% suivant les situations
  •  effet positif sur tous types de cancers
  • 32% de risque de récidive en moins
  • action bénéfique sur les effets secondaires des traitements
  •  leur consommation à partir de la puberté réduit de 60% le risque de cancer du sein.

D’après mes recherches, une consommation de soja biologique sous diverses formes (lait, tolu, miso) est même recommandée minimum 3fois par semaine. On est même à peu près sûr que les femmes qui consomment régulièrement du soja avant la ménopause font moins de cancers du sein.

 

En conclusion : 

Il n’y a jamais eu de corrélation directe entre le soja et le cancer, annoncer le contraire est de la désinformation ! Les xénoestrogènes de notre environnement comme les paraben, certains pesticides ou le bisphénol A font bien plus de dégâts que le soja sur le corps humain. Aucune étude n’a jamais démontré la dangerosité du soja. Vous n’avez donc aucune raison de réduire ou de surveiller votre consommation, si vous n’êtes pas allergique.

Vous aimerez peut être ...

Pas de commentaires

Répondre