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février 2017

Lifestyle

Augmentation mammaire : mon expérience

25 février 2017

Avant toute chose : pardonnez-moi pour la qualité des photos. La luminosité et le cadrage ne sont pas bons, ce sont des photos faites à la « va-vite » avec un téléphone. Ensuite, si vous êtes contre cette opération, ou que vous ne comprenez pas que l’on puisse « faire ça », alors je vous invite vivement à ne pas lire l’article et à m’épargner tout commentaire désobligeant. Je ne fais pas cet article dans le but de me montrer, d’exposer ma vie ou je ne sais quoi d’autre, mais simplement parce que les témoignages de personnes ayant subi une augmentation mammaire se font rares.

Je n’ai jamais eu ce que l’on appelle une grosse poitrine, je faisais un bonnet B correct, et ça me convenait parfaitement.

Suite à de petits soucis de santé, j’ai du suivre un régime où j’ai perdu 15kg et tout le monde sait que lorsque l’on s’affine, c’est partout et surtout de la poitrine puisque les seins, hormis la glande mammaire, ne sont constitués que de graisse. Petit à petit ma poitrine diminuait jusqu’à disparaître complètement. Je ne remplissais même plus un 75 A !

Une opération oui, mais pas n’importe comment !

Je me sentais réellement mal dans ma peau, le reflet dans le miroir m’était devenu insupportable au point de pleurer chaque fois que je me voyais. Mon bonnet B du début me convenait amplement, mais là je n’avais clairement plus rien. J’envie et j’admire les femmes qui assument pleinement leur féminité malgrès leur petite poitrine et qui se sentent épanouie ainsi. J’aurai vraiment aimé que ce soit mon cas.

Première chose : je refusais de me faire opérer à l’étranger. Les prix sont attractifs, mais le suivi n’est pas le même. Vous restez quelques semaines dans le pays où l’on vous a opérée, mais après ? S’il y a des complications ? Les normes sanitaires ne sont pas tout à fait Les mêmes qu’en France. Dans certains pays, « n’importe » qui peut rentrer dans le bloc et suivre votre opération. Regardez les reportages du blogueur Jeremstar et voyez par vous-même. Pour moi c’était hors de question. N’oubliez pas que la chirurgie esthétique reste un acte médical et que le risque zéro n’existe pas !

Je me suis donc documentée, beaucoup, vraiment beaucoup. J’ai lu tous les articles, tous les forums et regardé tous les reportages existants sur le sujet. Je voulais que les choses soient bien faites, sainement et proprement. Peut importe si c’était plus cher, peut importe s’il fallait que je me déplace à l’autre bout de la France. Finalement mon choix s’est porté sur un ancien chirurgien de Paris, qui exerce depuis plusieurs années en PACA.

Pourquoi lui ? 

Parce qu’il est diplômé de micro-chirurgie. Je voulais que mon opération soit naturelle, qu’il n’y ai pas de cicatrice voyante. Je voulais me sentir femme et non pas que la cicatrice me rappelle que j’ai été opérée chaque fois que je me voyais dans un miroir. Effectivement, il a fait passer les prothèses par le mamelon; il en a incisé seulement la moitié et c’est tout à fait invisible ! Je trouve aberrant qu’aujourd’hui encore des femmes se retrouvent encore avec de grosses cicatrices sous la poitrine.

Parce que je voulais un rendu NATUREL et PROPORTIONNÉ. Je ne voulais pas ressembler à une bimbo après mon passage au bloc. Je dois dire que c’était ma plus grande crainte. Heureusement, mon chirurgien refuse catégoriquement de placer des prothèses disproportionnées.

Parce qu’il exerce dans une seule clinique en PACA, qui figure dans les cliniques françaises les mieux placées concernant tous types de chirurgie du sein (réparatrice, cancer, augmentation mammaire…). Il ouvre seulement sur 3cm et ne met aucun drain !

-Parce que finalement, ce n’est pas le plus cher.

Et après ?

Dans mon cas, les prothèses ont été placées derrière le muscle. Étant donné que je suis jeune et que je n’ai pas encore eu d’enfant, cette méthode permettait à la fois d’avoir un rendu plus naturel, mais aussi de pouvoir allaiter sans problème si une grossesse s’annonçait.L’opération dure environ 1H et j’ai passé une nuit à la clinique, pour pouvoir être correctement surveillée durant les heures qui suivent l’opération. Pendant un mois jour & nuit vous devrez porter une brassière de contention spéciale. Ne l’enlevez JAMAIS sauf pour prendre votre douche. Elle n’est ni glamour ni sexy, mais c’est elle qui aidera vos prothèses à se placer correctement et à soutenir votre nouvelle poitrine.

 

 

La suite, plus en détails :

Après avoir été opérée et être remontée dans ma chambre, j’ai passé une nuit à l’hôpital. C’était prévu depuis le début, mon chirurgien ne vous laisse pas repartir s’il place vos prothèses sous le muscle. Je n’ai presque pas dormi, j’avais très mal. Le lendemain vers 9h, mon chirurgien est venu me rendre visite dans ma chambre d’hôpital pour vérifier que tout allait bien. Il a défait mon soutien gorge de contention et à ma grande surprise, je n’avais pas de points, ni de drains. J’avais simplement des strips. Oui, juste ça.

Une semaine plus tard j’avais rendez-vous dans son cabinet pour qu’il vérifie à nouveau que la cicatrisation se passe bien. Tout était impeccable et à partir de ce moment là je pouvais déjà me baigner ! (J’ai été opérée en Juin 2015). Concernant les strips, ils sont tombés tous seuls sous la douche au bout de quelques jours. A partir de ce moment là, la mini cicatrice de 3cm est légèrement rouge dû à sa fraîcheur, mais est déjà presque invisible.

Les jours suivants j’ai eu mal. Enfin c’était bizarre … Je ne sentais rien lorsque j’étais allongée ou debout. J’avais mal seulement lorsque je me relevais, j’avais l’impression que j’avais une brique sous les clavicules. Cette douleur a duré une petite semaine. Je vous recommande 15 jours d’arrêt pour une augmentation mammaire, ce n’est pas du luxe croyez-moi. Je ne vais pas vous vendre du rêve : une augmentation mammaire est très douloureuse. Pendant au moins une semaine je ne pouvais ni manger seule, ni me laver, ni m’habiller ni même aller aux toilettes. La déchéance ! A priori cette sensation varie d’une femme à l’autre, certaines peuvent conduire dès le lendemain. Dans le doute, prévoyez quand même que quelqu’un puisse être avec vous 24h/24 pour vous aider dans tous vos fais et gestes. Sachez qu’une augmentation mammaire n’est prise en charge par la SÉCU uniquement pour deux raisons : si vous avez une asymétrie mammaire ou s’il s’agit d’une reconstruction suite à un cancer. En plus, le chirurgien ne pourra pas vous prescrire d’arrêt de travail dans la mesure où ce n’est pas pris en charge. C’est à vous de poser vos congés au moment de votre opération.

Interdiction de faire du sport pendant 1mois.

Passé 14 jours, je vivais tout à fait normalement, je dormais sur le ventre et je pouvais conduire. Ce qui me faisait rire, c’est que, comme je n’avais pas de poitrine au départ je n’avais pas l’habitude d’avoir du poids à cet endroit là. Et lorsque du jour au lendemain vous vous retrouvez avec de la poitrine, vous avez tendance à vous tenir penché en avant !

S’acheter des sous vêtements que l’on aime !

Après avoir porté la brassière de contention spéciale pendant 1 mois JOUR & NUIT, je pouvais enfin porter les sous vêtement de mon choix. Lorsque vous portez des prothèses, l’avantage est que votre poitrine n’a plus besoin d’être réellement soutenue (ça tient tout seul), donc vous pouvez vous faire plaisir : soutient gorge à balconnet, en corbeille, triangle, souple ou à coques …

EN REVANCHE : je vous conseille de ne pas acheter votre lingerie avant ! 

Essayez là toujours, surtout les premières fois. Mes prothèses de 300cc correspondent à un bonnet C. En réalité, comme il s’agit de silicone et que c’est « du faux », c’est pré-formé et statique. Cela n’a rien à voir avec une poitrine naturelle. Et pour cause … Je ne rentre pas dans du bonnet C. Heureusement que je n’avais rien acheté auparavant. Ma prothèse correspond bien à un bonnet C, mais en lingerie il me faut du D.

edit : deux ans après, la poitrine prends son aspect naturel définitif. Je rentre aujourd’hui dans le bonnet C prévu.

 

Si vous vous sentez mal dans votre peau, lancez-vous, mais après mûre réflexion. N’oubliez pas que c’est un acte chirurgical !