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Comment je suis passée d’un 42 à un 36

10 février 2016

 

J’ai toujours été de nature fine, je pouvais manger ce que je voulais quand je voulais sans que cela se répercute sur ma silhouette. Puis à la fin de mon adolescence j’ai commencé à prendre la pilule et sans m’en apercevoir j’ai pris 15kg.

Il fallait que ça change

Je dis « sans m’en apercevoir » car croyez moi, lorsque l’on prend du poids on ne s’en rend pas compte. On se dit que ces deux petits kilos en plus qui s’affichent sur la balance finiront bien par s’en aller, qu’est-ce que c’est 2kg ? C’est vite perdu. Et puis c’est dur de changer ses habitudes alimentaires. Alors je continuais à manger mes tartines beurrées avec de la confiture au petit déjeuner et mon croissant que je fourrais au Nutella pour le goûter. Et puis lorsque je continuais à m’arrondir et que je constatais que je ne rentrais plus dans un 38, eh bien ce n’est pas grave, j’avais juste à prendre la taille au dessus qui m’allait mieux. De cette façon je m’enfermais dans une spirale infernale à prendre toujours une taille en plus plutôt que de regarder réellement où j’en étais.

La plus grande taille que j’ai mise a été du 42. Beaucoup trop pour mon mètre 55 et mes 16 ans. En quelques mois seulement j’avais pris 15kg. Cela faisait quelques consultations déjà que mon médecin généraliste, mais aussi les médecins spécialisés me disaient que je devais faire attention et qu’il serait préférable pour moi que je perde tous ces kilos. Être en surpoids est mauvais pour la santé, nous le savons tous. C’est donc naturellement que les problèmes de santé, en particulier le mal de dos et des douleurs aux chevilles sont arrivés. Je ne pouvais plus continuer ainsi. Je préférais devoir perdre 15kg, plutôt que 30 ou 40. J’ai décidé de dire stop.

Être encadré(e), la clé de la réussite

Attention, je ne veux pas dire qu’il est impossible de perdre du poids seul(e) ! Je sais bien que c’est tout à fait réalisable, de nombreuses personnes en sont la preuve.

Mais il est vrai que dans la majorité des cas, lorsque nous devons perdre du poids nous avons tendance à toujours repousser la date « Bon, Lundi prochain je fais attention », ou bien on cherche à se déculpabiliser « Ohh mais c’est pas une petite glace qui va tout gâcher ». J’ai donc choisi d’aller chez un nutritionniste, qui m’a fait un plan nutritionnel adapté à mes besoins, à mon âge et à mon mode de vie. Ne tremblez pas, j’ai fais un régime. Oui, un VRAI régime, avec des aliments interdits. Je vois tout autour de moi une multitude de personne crier au scandale en évoquant le mot régime, ce mot qui fait si peur et qui serait si néfaste pour la santé. Mon opinion personnelle est qu’un régime n’est ni mauvais ni inutile, dans la mesure où il est réalisé sérieusement et encadré par un professionnel. J’en suis la preuve.

Il vous faudra de la volonté

J’avais 16 ans lorsque j’ai débuté mon régime. Ce n’était pas drôle tous les jours, ça a été un réel combat au quotidien. A 16 ans j’étais encore au lycée, avec mon groupe d’amis qui eux, ne faisaient pas le régime. Nous avions l’habitude d’aller prendre un croissant à la boulangerie d’en face pendant nos pauses, ou bien d’aller réviser dans le café du coin en dégustant un bon chocolat chaud, ou encore de manger un sandwich certains midi. Tout ça été terminé pour moi. Pas pour eux. Bien sûr que ça a été dur de résister devant toutes ces tentations, bien sûr que je préférais manger au self entourée de tous mes amis plutôt que de manger mon jambon blanc et mes haricots, seule dans un banc de la cour. Mais je savais que je n’avais pas le choix, que ma santé était entre mes mains.

Mon plan nutritionnel ayant été établi par un professionnel en fonction de mes besoins journaliers personnel, je ne vous donnerai aucune quantité. Mais pour vous expliquer rapidement, mon régime était constitué de la façon suivante : en plusieurs phases. Je devais supprimer toutes les catégories d’aliments, en les ré-introduisant petit à petit au fil des mois. Le premier mois, je n’avais le droit qu’aux viandes blanche et poissons ou crustacés pour mes repas, accompagnés de légumes VERTS. Et c’est tout. Le mois suivant je pouvais ajouter des légumes racines (carottes, betterave …), le mois suivant les légumineuses (lentilles, pois chiches …), le mois suivant les féculents, puis en dernier la viande rouge. Mais toujours en quantité contrôlée. Par exemple si je voulais manger des pâtes, je devais les manger uniquement le midi, à raison d’une portion de 30gr et TOUJOURS accompagnées de légumes verts et de ma portion de protéines. Lorsque je faisais un écart aux grandes occasions (anniversaire, Noël) je devais reprendre la phase 1 pendant 3-4 jours afin d’éliminer les excès que mon corps venait d’avaler. A 10h et à 16h j’avais le droit à un fruit, mais pas à la banane car trop riche en glucides et déconseillée pour la perte de poids, bien qu’elle soit excellente pour la santé. Je n’avais pas le droit au pain. Ou du moins, au pain blanc. Si j’en avais envie, je pouvais alors prendre seulement 2 tranches au petit déjeuner accompagné d’un thé, d’un fruit et d’un yaourt 0%. Je n’avais pas le droit au beurre car trop riche en graisse saturées, mais j’avais l’obligation de mettre une cuillère à soupe d’huile d’olive par repas dans mes plats.

Je me suis surprise moi même à tenir sur le long terme. Je m’en pensais incapable. J’ai mis environ trois ans pour perdre mes 15kg, mais on m’a toujours dit que les pertes de poids qui sont les plus lentes sont les plus durables, afin d’éviter l’effet yo-yo ou tout simplement de reprendre tous vos kilos ou même le double. Et je crois que c’est bien vrai. Presque dix ans après, je mange maintenant de tout en me faisant plaisir et je n’ai pas repris un gramme. Je ne mange presque aucun produit industriel et je suis devenue végétalienne depuis maintenant 2 ans.

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